Un autre auteur sur le blog de l’Université populaire du Berry !

Merci à Dominique (fidèle auditeur…  et président de l’UP Berry) pour ce compte- rendu épicé. … Et à notre fidèle photographe, Geneviève pour les photos :

Le 25 mai 2013

Vers 10h30 nous abordons « Terre Exotique » avec l’excitation des conquérants d’un nouveau monde. Nous découvrons tout d’abord les arômes subtils du poivre blanc de Penja, puis ceux des poivres de Timut, Kampot et Voatsiperifery. Les poivres ne font pas éternuer. Un grand cru est : boisé, citronné, végétal, fruité, avec des notes vanillées ou de muscade. Après cela rien d’étonnant que le sel soit rouge, noir, bleu, pyramidal, en givre provenant du désert égyptien ou en perles du Lac Assal. Une flute de pétillant rosé en main, notre hôtesse nous invite à déguster un toast au saumon aux trois poivres de Penja, des rillons avec un assortiment de 5 moutardes, et pour les vrais aventuriers des sauterelles grillées au piment. Une petite fraise saupoudrée de poivre pour terminer ?

A une galopée de chieuve, comme on dit cheu nous, nous avons rendez-vous au restaurant du Val St Roch à Rochecorbon. Valérie nous présente une variation d’entrées déclinée en trois tableaux. Le cochon, transformé en  rillettes, est berrichon et l’aneth vient du jardin. Ca ne s’invente pas ! Le paroxysme est atteint lorsqu’elle nous apporte son tatin de poire tapée au chèvre frais. Valérie subjugue l’auditoire  en racontant  l’histoire de la poire tapée comme un vrai conte culinaire. Je ne vous décrirai pas la cassolette de St Jacques à la fondue  petits légumes, cuisinée au Vouvray et légèrement safranée. La vraie difficulté fut de choisir par laquelle des quatre gourmandises proposées en dessert il valait mieux terminer. La cuisine est à l’image de la cuisinière, généreuse. Est-ce la voix ensoleillée de Valérie qui a fait réapparaitre l’astre tant espéré ?

Au Clos Lucé nous avons rendez-vous avec le génie de l’ingénieur, Léonardo da Vinci. Le char d’assaut, le parachute, le roulement à bille, le pont tournant, la balance hygroscopique, l’anémomètre, c’est lui. Quarante maquettes sont présentées dans sa demeure d’Amboise où il vécut les trois dernières années de sa vie. Sa chambre, celle de Marguerite de Navarre, l’Oratoire Anne de Bretagne, puis le parc et le jardin de Léonard sont autant de lieux de réflexion sur l’homme qui a dit que « Toute notre connaissance découle de notre sensibilité ».

Il est 20h00, il se fait tard, il faut que je rentre….chez moi.

Merci aux dix-sept auditeurs de l’UP Berry qui ont fait ce voyage simplement pour le plaisir d’apprendre, et à Geneviève pour les photos ..

Dominique Paulin

 

Clos Lucé ,sortie UP Berry mai 2013

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