Culture régionale et patrimoine ; les fidèles Jacques et Geneviève y étaient aussi !

Merci de ce retour d’upistes voyageurs, en texte (Jacques) et photos (Geneviève) !

Nous étions à l’heure au rendez-vous fixé par l’UP Berry le 21 mai et notre premier guide, Jean-Claude Gordet, nous attendait pour la première partie de la visite destinée à nous faire voir Menetou-Salon autrement. C’est un groupe d’une cinquantaine de personnes qui est parti à pied pour découvrir tout ce qui a marqué la vie de la commune et de ses habitants. Nous avons traversé plusieurs fois la frontière entre le royaume de France et la principauté de Boisbelle : elle était matérialisée par des bornes et nous avons pu en voir une à l’extrémité de la rue Franche. C’est là que notre guide nous explique les avantages qu’avaient les habitants de la principauté.
Partis du bourg d’en haut, autrefois séparé du bourg du bas par des vignes, nous empruntons la rue des Amours : elle était bordée de bouch’tues qui permettaient des rendez-vous amoureux discrets. C’est cette rue qu’empruntaient les lavandières et, nous aussi, nous arrivons bientôt au lavoir. Poursuivant notre chemin, nous arrivons finalement à la rue Neuve, construite pour contourner le chantier de reconstruction des maisons détruites par l’incendie de 1840 dont notre guide nous explique les causes. Un petit crochet par l’église pour voir un repère Bourdaloue puis c’est la montée vers le château.
Deux nouveaux guides nous y attendent, Marie-Hélène Cousin et Jean Dagallier. Après une introduction générale sur le château, ils nous dirigent vers les communs pour nous abriter de la pluie qui commence à tomber. Mais c’est aussi car il y est prévu un clin d’œil au scientifique berruyer Sigaud de Lafond avec une expérience de transmission de la chaleur réalisée à l’aide de deux paraboles métalliques datant de la seconde moitié du XVIII ème siècle. Suivent alors quelques explications sur la façade néogothique du château à l’intérieur duquel le prince Auguste d’Arenbert avait fait installer,  ce qui était extrêmement rare en cette fin de XIX ème siècle, un chauffage à air chaud et l’électricité. Une machine à vapeur, que nous avons pu voir, entraînait la dynamo génératrice du courant. A l’intérieur, des explications intéressantes accompagnent la visite de quelques pièces, dont la grande bibliothèque, et de la chapelle.
Cette visite originale nous a permis de voir Menetou-Salon autrement, en particulier la « face cachée » du château. Merci à nos guides organisateurs !


…  Voir aussi → cet article du Berry Républicain :

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